Chiens anxieux ou stressés : comment faire la différence et que faire pour l’aider ?

On a peut-être déjà qualifié votre chien d’« anxieux » ou de « sensible », mais savez-vous vraiment ce qu’on met derrière ces termes et ce que cela implique pour lui ?
Ces expressions, que l’on entend de plus en plus, recouvrent différentes réalités mais surtout, il s’agit parfois d’un trouble.
L’anxiété, en tant que telle, n’est pas problématique : c’est une émotion liée à l’anticipation d’une menace potentielle ou d’un événement stressant.
Elle est tout à fait normale, et même essentielle. Elle sert (aux humains comme aux chiens) à se préparer et à s’adapter à la menace ou à l’événement stressant à venir.
De ce fait, on peut observer des signaux de stress chez un chien avant une situation anxiogène, sans que cela relève d’un trouble ni n’en fasse un chien dit « anxieux ».
C’est lorsque cette émotion devient très fréquente, qu’elle se prolonge une fois la menace passée ou qu’elle se manifeste sans qu’aucun événement stressant ou inquiétant n’intervienne, que cela peut relever d’un trouble anxieux et que l’aide d’un comportementaliste devient nécessaire.

Comment reconnaître un chien anxieux d’un chien « normal » éprouvant de l’anxiété ?

Une émotion normale et utile

Bien souvent, lorsque l’anxiété de votre chien ne s’apparente pas à un trouble, les déclencheurs sont facilement identifiables.
Un chien qui appréhende le vétérinaire, par exemple, va émettre des signaux de stress lorsque vous passez devant la clinique.
Un autre sera stressé à la vue d’un camion de pompiers, car il a peur des sirènes.
Les signaux de stress observés sont légers voire modérés, mais jamais d’une intensité extrême. Une fois le déclencheur parti ou l’événement terminé, votre chien retrouve son état normal.
Ces exemples relèvent d’une anxiété normale, liée à des peurs connues et isolées (voir Les chiens anxieux sont-ils forcément craintifs ?).
Dans ces situations, le chien émet des signaux de stress (et non de panique) : il prépare son corps et son cerveau à la situation stressante qu’il sait être compliquée pour lui.
Dans ces cas de figure, un travail de désensibilisation progressive à ces situations spécifiques, encadré par un·e professionnel·le compétent·e, est souvent suffisant pour que le chien s’apaise et que les signes de stress se raréfient, voire disparaissent.

Un trouble comportemental

À l’inverse, un trouble anxieux peut se cacher derrière certains comportements de votre chien lorsque l’intensité, la fréquence ou la durée de ses réactions deviennent excessives.
Votre chien ne se contente alors plus d’exprimer une émotion ponctuelle.
Prenons à nouveau l’exemple du vétérinaire :
Un chien souffrant d’un trouble anxieux peut se débattre, tenter de fuir, gémir, hurler ou se tétaniser dès qu’il reconnaît les lieux.
Il lui faudra parfois des heures, voire des jours, pour retrouver un état émotionnel stable.
Certains chiens montrent aussi des signes de stress récurrents sans qu’aucune cause évidente ne soit identifiée : vigilance excessive, difficultés à se poser, réactions disproportionnées à des stimuli banals, troubles du sommeil, comportements destructeurs, auto-apaisements fréquents (léchage, mâchonnement, etc.).
Lorsqu’aucun événement précis n’explique ces réactions, il peut s’agir d’un trouble anxieux généralisé.
L’une des grandes difficultés de ce type de trouble réside justement dans son caractère diffus : le chien émet régulièrement des signes de stress (plus ou moins évident) sans que l’on puisse déterminer ce qui le met dans cet état.
Cette anxiété constante épuise son organisme, altère sa qualité de vie et peut, à terme, générer d’autres problèmes comportementaux ou physiques.

Que faire si vous suspectez un trouble anxieux chez votre chien ?

Avant même de vous faire accompagner par un·e professionnel·le, vous pouvez faire beaucoup pour optimiser une prise en charge future :

Ensuite, faites-vous accompagner :

Conclusion

Chez certains chiens, l’anxiété est un état émotionnel passager.
Pour d’autres, elle peut devenir un trouble qui demande une prise en charge adaptée.
Dans tous les cas, observer votre chien pour mieux le comprendre et vous entourer de professionnel·les compétent·es reste la clé d’un chien plus apaisé et d’une relation renforcée.

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